La Détresse et l’Enchantement de Gabrielle Roy

Les lectures sont le fruit de rencontres et de circonstances. C’est sans doute ce qui rend les lectures obligatoires si arides: elles ne sont pas imprégnées du désir suscité par une rencontre et ne sont pas non plus illuminées par la beauté du hasard. À moins que celle ou celui qui impose la lecture ait réussi à le susciter d’emblée, le désir ne vient qu’au fil de la lecture, lorsque la contrainte ne l’a pas complètement gâché d’avance.

Longtemps, Gabrielle Roy m’a indifférée. Gabrielle Roy, pour moi, était la parfaite représentante de l’institution. C’était une de ces rares écrivaines que les hommes qui ne lisent pas de femmes admettent dans leur club sélect. Gabrielle Roy était la grand-mère rassurante, la femme pure, idéale, le contraire absolu de Nelly Arcan, quoi ! Il m’a fallu bien du temps pour parvenir à détruire cette image qui rendait impossible toute rencontre avec elle.

À la fin de ma session d’été, en juin dernier, j’ai fait remplir un questionnaire à mes étudiant.e.s pour connaître leurs impressions sur le cours. Le principal commentaire formulé au sujet de mon corpus est qu’il était très sombre. Ne pourrions-nous pas lire au moins une oeuvre plus joyeuse ? Je n’étais pas étonnée par ce commentaire et le comprenais, mais étais plutôt embêtée. J’ai demandé à Amélie, en ne blaguant qu’à moitié : « Ça existe, de bons livres optimistes ? » Sans le savoir, mes étudiant.e.s m’avaient confrontée à l’un des plus grands problèmes posés par l’art à mes yeux. Adorno m’avait appris, dans « L’art est-il gai ? », à me méfier de la « gaieté de commande [qui] s’accorde bien au système [et qui] encourage les hommes à continuer à le supporter, à collaborer » (p. 432).

Le hasard fait parfois drôlement bien les choses. Au même moment où je tentais de trouver la perle rare, je suis tombée à la coop du cégep sur une liquidation de livres. Au nombre des livres à 1 $, il y avait La Détresse et l’Enchantement que, quelques mois plus tôt, je m’étais promis de lire, alors que je préparais pour mon département une rencontre avec Yvon Rivard au sujet de son essai Aimer, enseigner. À la lecture de la nouvelle « La truite dans l’eau glacée », autour de laquelle se construit l’essai de Rivard, j’avais renoué avec cette voix douce et réconfortante dont l’idée m’avait si longtemps déplue. Elle tombait toutefois à point dans ma vie : plus que jamais, j’avais besoin de croire qu’il existe des êtres qui placent au-dessus d’eux-mêmes le bien d’autrui, des êtres pour qui un bien supérieur doit passer avant leur égo (trop gros ou trop fragile, ça revient au même) et avant leurs désirs.

En commençant La Détresse et l’Enchantement, je me suis retrouvée, malgré moi, dans cette dynamique que je refusais. Moi qui ai perdu mes grands-mères il y a longtemps, j’avais le sentiment de partir à la rencontre d’une grand-mère imaginaire qui m’invitait à m’inscrire dans une lignée de femmes et qui faisait ce que mes grands-mères n’avaient jamais fait avec moi, pour une multitude de raisons : partager leur expérience du monde. J’ai aussi réussi à définir enfin cette impression qui m’était venue en lisant la nouvelle de Ces enfants de ma vie et que je retrouvais dans ce livre. Ces textes s’inscrivaient dans une tradition dont je me serais peut-être moquée à un autre moment : la littérature édifiante. C’est ainsi que j’ai décidé de lire l’autobiographie de Roy et c’est sans doute ainsi, aussi, que je l’enseignerais, comme une grande oeuvre de littérature édifiante.

Édifiante, elle l’apparaissait d’emblée à travers la scène forte qui ouvre le livre. Gabrielle Roy y raconte que, alors qu’elle était enfant, elle partait à pied de Saint-Boniface en compagnie de sa mère pour se rendre jusqu’au centre-ville de Winnipeg faire des emplettes. Ce qui pourrait être une anecdote banale est d’emblée représenté comme le lieu d’une lutte. Pour cette famille aux prises avec une grande pauvreté, magasiner revient à mener un combat perdu d’avance. Avec si peu de moyens, une dépense est toujours de trop. C’est pourtant pleine d’espoir et le coeur en joie que la mère de l’écrivaine partait en compagnie de sa fille.

La scène expose une double résistance : contre l’humiliation économique à laquelle elles ne pourront pas échapper et contre le désespoir auquel tout travaille à les réduire. On est donc ici dans la littérature édifiante à la fois parce que Roy nous offre sa mère en modèle, mais aussi parce qu’elle nous donne à voir une partie de notre passé : « Je m’en allais loin dans le passé chercher la misère dont j’étais issue […] » (p. 31). Cette misère, nous en sommes aussi issu.e.s, elle est partie prenante de notre histoire, d’une histoire pas si lointaine. Peut-être qu’en développant chez les jeunes adultes la conscience de celle-ci, ils deviendraient plus sensibles à celle de leurs contemporains… Qui sait ?

La pauvreté racontée dans La Détresse et l’Enchantement les confronterait cependant à une réalité qui leur est forcément étrangère et peut-être même impensable, celle de l’époque (pas si lointaine non plus) où n’était pas encore implanté le régime d’assurance-maladie. Dans le récit de Roy, un événement qui nous apparaîtrait parfaitement banal aujourd’hui, une crise d’appendicite, provoque une crise au sein de la famille de la petite Gabrielle. Seule la représentation du désarroi que tente de lui dissimuler sa mère et de l’humiliation à laquelle elle est soumise peut en donner la pleine mesure, mais, cette mesure, sommes-nous pleinement capables de la saisir ?

C’est aussi là que se situe mon principal malaise vis-à-vis La Détresse et l’Enchantement, inscrit dans le titre même de l’oeuvre : « Et les autres enfants dans cette chambre, bornés ou envieux, regardaient, sans comprendre, ces riches que nous étions, maman et moi, au milieu de la pauvreté maussade. » (p. 37) Il serait donc possible de trouver la richesse dans la pauvreté et le bonheur malgré le malheur : « Je crois voir maintenant ce qu’il en était de nous et qui nous a rendu la vie en un sens si difficile. De même que nous étions des pauvres riches, de même nous étions des malheureux doués pour le bonheur. » (p. 46) Cette réflexion centrale dans le livre m’apparaît susceptible de provoquer un malentendu terrible. Loin d’en conclure qu’il n’est pas nécessaire de posséder tous les objets à la dernière mode pour être heureux, plusieurs de nos contemporains risquent plutôt de se dire que la preuve en est une fois de plus donnée que tout n’est qu’une question d’attitude, que les pauvres n’ont qu’à changer leurs perceptions pour cesser de souffrir. Plus le monde va mal et plus on nous martèle cette idée.

Gabrielle Roy avait une expérience personnelle profonde de la misère et la réflexion qu’elle élabore à propos de celle-ci est complexe. Je crois toutefois que nous sommes voués à gommer cette complexité et à sombrer dans l’écueil contre lequel nous prévient Adorno : « Glorifier les ‘pauvres diables’, cela revient à glorifier le merveilleux système qui fait d’eux ce qu’ils sont. » (p. 25)  La crainte que j’ai ne concerne d’ailleurs pas que les étudiant.e.s. J’ai entendu plus d’une fois des gens très sérieux s’extasier devant le spectacle de gens pauvres à l’extrême qui savaient profiter des vrais bonheurs de la vie. Il n’y a qu’un pas à franchir pour que soit niée la douleur objective, réelle, concrète des pauvres.

Le caractère humiliant de la pauvreté est néanmoins très bien décrit dans l’oeuvre. L’épisode qui donne à la première partie du livre son titre, « Le bal chez le gouverneur », est le récit d’une humiliation subie par ses parents. Dans cette première partie, Gabrielle Roy évoque aussi la révolte que ces humiliations avaient provoquée en elle et sa réponse à ce sentiment de révolte : « Car l’idée de ma mort — étrangement mais peut-être, au contraire, très logiquement — m’avait fait entrevoir ce que pouvait être ma vie, et j’en avais pris peur. Pour venger ma mère, il m’était apparu que je devrais, de retour à l’école, travailler doublement, être la première toujours, en français, en anglais, dans toutes les matières, gagner les prix, ne cesser de lui apporter des trophées. » (p. 33)

Tout en comprenant parfaitement ce qui, dans son succès scolaire, pouvait lui apparaître comme une consolation pour les humiliations vécues par sa mère, je ne pouvais pourtant m’empêcher de trouver des airs de résignation à cette révolte. Bien sûr, cette réussite signifiait que quelqu’un de sa lignée pouvait remporter les honneurs que ses ascendants n’avaient pas connus, mais elle ne permettait pas d’ébranler les mécanismes par lesquelles les pauvres sont humiliés. N’en venait-elle pas là à adorer un système qui l’écrasait ? L’éducation devrait tenir sa plus grande valeur de l’émancipation qu’elle permet, non des honneurs qu’elle nous fait acquérir. Loin de puiser une satisfaction dans le savoir que Gabrielle Roy avait réussi, selon cette logique, à « venger » les siens, j’en étais d’autant plus irritée. Mon irritation dépassait toutefois ce cadre.

Dans la première partie de son autobiographie, plus particulièrement dans ces passages où apparaissent ces liens entre le bonheur et le malheur, je percevais une sérénité, que seule une personne d’un certain âge qui s’est accomplie peut ressentir en se tournant vers son passé. Cette sérénité m’apaisait et excitait ma révolte tout à la fois. J’y avais trouvé la lumière que je cherchais, mais le prix payé me paraissait trop élevé : celui d’un aveuglement au sujet du monde. Comment une littérature nostalgique comme celle de Gabrielle Roy  pourrait-elle être autrement, d’ailleurs ? La nostalgie m’est suspecte : elle suppose toujours, à mes yeux, une idéalisation du passé pour laquelle je n’ai aucun goût.

Au fil des pages se révèle toutefois une lucidité à propos des rapports complexes qui l’unissent à sa famille qui découle d’un aveu douloureux : ce n’est qu’en s’éloignant de ses proches qu’elle a pu se réaliser, vérité cruelle, particulièrement pour une femme de son époque et même pour une femme d’aujourd’hui. Roy raconte ainsi que, à l’approche de son départ pour l’Europe, prévu depuis de nombreuses années, elle fut confrontée aux reproches et à la souffrance des membres de sa famille :

– Quand partiras-tu pour l’autre côté ? me demanda [ma mère].
Ainsi avions-nous pris l’habitude, entre nous, de nommer les pays d’Europe, et le mot, pour exprimer le sentiment de maman, faisait à la fin on ne peut plus juste. […]
Je sus alors qu’elle avait pensé au mot « adieu » qui lui était resté dans la gorge.
Elle ne combattait plus maintenant en rien ma décision. Elle ne comprenait toujours pas que je puisse désirer quitter ma situation enviable, mes doux petits élèves aimants, une vie qui devait avoir à ses yeux quelque chose du paradis. Sans comprendre la force qui me dominait, elle avait commencé à le pressentir et me plaignait, je pense, d’en être la proie, sans songer qu’elle-même, toute sa vie, avait été la proie de quelque profonde exigence intérieure. Dès lors, si elle en avait eu les moyens, elle aurait peut-être été jusqu’à m’aider à partir.
Elle aurait bien été la seule à le faire. Personne autour de moi ne me soutenait. Notre petite ville française et catholique ne nous élevait pas au prix de tant de sacrifices, d’abnégation et de rigueur, pour nous laisser partir sans y mettre d’obstacles. Si elle l’avait pu, je me dis parfois qu’elle nous aurait retenus de force. […]
C’est pourtant Clémence, notre pauvre Clémence sans défense qui me porta le coup le plus dur. […]
– Comme ça, c’est vrai que tu pars ? […] Tu nous abandonnes !
Il y a des mots comme cela : une fois dits, on les entendra toujours.
(p. 211-212)

Voilà sans doute un des plus grands enseignements de ce livre : nous donner les moyens de partir et d’aider les autres à partir. Notre plus grand devoir vis-à-vis nous-mêmes et vis-à-vis le monde est d’écouter et de réaliser cette « profonde exigence intérieure ». Roy montre avec toute l’intelligence et la sensibilité nécessaires que ceux qui devraient être nos alliés seront souvent nos plus importants adversaires dans cette quête difficile.

J’ai ainsi compris que ce que j’avais jugé comme un aveuglement et une glorification des pauvres diables était l’expression d’une « douce lucidité » (p. 101), qui prend le parti de révéler le meilleur côté de chacun avant de mettre en lumière ses failles. La littérature impose une certaine dureté, indispensable à la vérité et difficile à supporter pour les natures tendres. Mais Roy ne se dérobe pas à ce devoir. Elle arrive d’ailleurs parfaitement à montrer comment la lucidité, sans faire l’économie de la souffrance, offre une consolation :

– Comment se fait-il, ai-je remarqué, qu’une voix triste au fond comme celle de Tchekhov nous devienne si consolante ?
– C’est qu’elle dit la vérité, murmura-t-il, et la vérité, même triste, même dure, est toujours plus consolante à entendre que le mirage ou le mensonge. (p. 280)

Roy refuse de se ménager et c’est pour ça qu’elle raconte le prix qu’elle a dû payer pour devenir ce qu’elle est et rappelle tous obstacles qu’elle a dû franchir auprès des siens pour y parvenir. Ce qu’elle nous enseigne à travers ce passage qui précède son départ pour l’Europe, ce n’est rien de moins que la liberté, enseignement d’autant plus important pour les filles à qui on apprend, dès le plus jeune âge, à penser aux autres avant de penser à elles-mêmes, au moment même où on enseigne aux garçons l’insouciance.

Par cet enseignement de la liberté et par la transmission d’un modèle féminin d’individu à part entière, La Détresse et l’Enchantement se révèle comme une grande oeuvre édifiante qu’on devrait mettre entre les mains de toutes les jeunes filles. La femme n’y est aucunement réduite à de quelconques ambitions romantiques, comme c’est encore souvent le cas aujourd’hui. La première idylle amoureuse apparaît très tard dans le livre et demeure relativement accessoire. Sa quête est plutôt celle d’une femme qui souhaite définir cette puissante exigence qu’elle porte en elle et la mener à terme. Et c’est ainsi que j’en viens à rêver de l’enseignement obligatoire de l’autobiographie de Roy au secondaire. Si on pouvait remplacer par La Détresse et l’Enchantement les innombrables ouvrages de littérature jeunesse destinés aux jeunes filles construits entièrement autour de la recherche des avatars contemporain du prince charmant, la société pourrait en être profondément bouleversée !

Disponibilité : publié en Boréal compact, le livre est facile à obtenir.

Theodor W. Adorno, Minima Moralia, coll. « Critique de la politique », Paris, Payot, 2001, 285 pages.
Theodor W. Adorno, Notes sur la littérature, coll. « Champs », Paris, Flammarion, 1984, 438 pages.
Gabrielle Roy, La Détresse et l’Enchantement, coll. « Compact », Montréal, Boréal, 1996, 512 pages.

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2 réflexions sur “La Détresse et l’Enchantement de Gabrielle Roy

  1. Laure Bouvier

    Bonjour. Très intéressant votre commentaire sur G. Roy. À mon avis, La Détresse et l’enchantement est de loin son meilleur ouvrage. Née moi-même au Manitoba d’une mère native du Manitoba ( plus jeune que G. Roy et décédée elle aussi), j’ai aussi fait mes études à l’Académie St-Joseph et j’ai même reçu des cours de diction de la soeur religieuse de G. Roy
    à l’âge de sept ou huit ans.
    Ce qui m’étonne toujours dans les études sur G. Roy ( y compris celles de Ricard), c’est qu’on se méprend sur la «pauvreté» de l’enfance de G.Roy ( dont elle fait si grandement état dans La Détresse). G. Roy vivait dans le quartier des notables de l’époque et non pas en bas de la ville du côté des «tracks» où vivaient les francophones peu fortunés et moins instruits, ainsi que des immigrants (qu’elle ne semble avoir découverts qu’en enseignant) et des Métis( dont plusieurs fréquentaient d’ailleurs l’Académie à son époque) et dont G. Roy ne semble avoir connu l’existence qu’en enseignant dans la région de Somerset.
    Autre détail: durant mes vingt années passées au Manitoba, pas une fois je n’ai entendu un(e) seul(e) Manitobain (e) de ma famille et autour avoir la nostalgie du Québec. Mon grand-père paternel libre penseur (qui me confia avoir quitté le Québec à 18 ans parce qu’il en avait assez de se faire dire quoi penser par les curés) est retourné une seule fois au Québec dans les années cinquante et son seul commentaire au retour fut: c’est toujours aussi beau le Québec mais les curés sont encore partout. Il n’y est jamais retourné.
    À mon humble avis, G. Roy arrange ses souvenirs ( ce qui est tout à fait son droit) pour créer une image d’elle-même qui lui convienne et surtout qui «passe» mieux ici, mais que pour ma part je trouve non seulement aseptisée mais un peu éloignée de la réalité.
    Cela dit, personne ne peut ignorer les difficultés qu’éprouvent un écrivain du Canada français pour être connu ici et sans doute G. Roy, en plus de son talent indéniable et de ses prix prestigieux, a-t-elle pris les moyens qu’il fallait pour percer le mur du Québec.

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  2. Ariane Bouchard

    J’ai lu dernièrement et ai apprécié également. En fait j’aime toujours lire des autobiographies et pouvoir situer les œuvres des auteurs (tout autant en musique) dans leur contexte personnel et historique. Pourquoi une telle œuvre à un tel moment. Pourquoi un tel sujet.
    Une chose qui m’a laissée sur ma faim dans ce livre est justement les événements historiques qui semblent se poser sur son chemin comme des fruits du hasard. L’une de mes scènes préférées du livre est lorsqu’elle raconte l’ambiance qui pèse sur l’Angleterre à l’aube de la guerre, alors qu’on distribue des masques à gaz aux gens tout en leur répétant pour les rassurer que la guerre n’aura pas lieu. Un peu après Gabrielle Roy commence un voyage à pied en Provence qui se termine à mon souvenir près de la frontière espagnole ou des blessés traversent. Ma mémoire me fait défaut pour les détails, mais il me semble qu’elle passe quelques jours avec eux et leur apporte de l’aide, puis est rapatriée au Canada à cause de la guerre. Ces événements semblent être peu marquants pour elle. J’y ai vu véritablement un rapport de touriste avec l’Europe, voire avec l’histoire. Cela m’a sans doute plus frappée parce que je venais de lire Anais Nin. Je pensais aussi à Simone de Beauvoir, à Duras, à comment ces événements les ont happés et ont marqué leurs écrits.

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