La Cloche de détresse de Sylvia Plath

On ne sait jamais ce qui nous attend en classe. C’est ce qui en fait un lieu fascinant et déstabilisant. Je savais que La Cloche de détresse de Sylvia Plath confronterait les étudiant.e.s à une réalité sombre, mais qui ne leur était pas complètement étrangère. Il y est après tout question de la dépression d’une jeune femme d’environ le même âge qu’eux. Ils n’étaient pas gagnés d’avance pour autant. J’en ai déjà parlé sur ce blogue, les jeunes adultes de notre époque sont plus réticents que jamais à plonger dans une oeuvre où dominent les sentiments dits négatifs (la tristesse, la souffrance, la colère). Cette résistance pose d’entrée de jeu un écart entre nous avec lequel je dois travailler. Je suis capable de composer avec lui, j’y suis habituée. Je ne m’attendais cependant pas à une fermeture assez complète et encore moins à une hostilité généralisée à l’égard d’Esther Greenwood, la narratrice et personnage principal de La Cloche de détresse. C’est principalement à ce refus que j’aimerais réfléchir dans mon texte.

À l’origine de cette fermeture, il y en a une préalable et essentielle. En mettant La Cloche de détresse au programme, je savais que je choisissais une oeuvre exigeante, surtout pour une première session de cégep. J’ai été toutefois assez étonnée d’apprendre à quel point mes étudiant.e.s avaient trouvé le roman difficile à lire. Les nombreuses analepses les avaient déstabilisés. Certains semblaient même ne pas avoir remarqué ces changements de temporalité. Il a résulté de cette difficulté une réaction fréquente : l’hostilité. J’avais l’impression qu’ils en voulaient au roman de leur échapper, de les faire sentir moins intelligents. On aurait tort de croire qu’il s’agit d’une réaction propre aux jeunes gens. Je l’ai souvent observée chez des gens plus vieux et même formés en littérature. Le goût des oeuvres qui nous dépassent est passé de mode… Cette irritation produite par le roman a joué un rôle important dans le rapport des étudiant.e.s à Esther Greenwood.

Malgré cette réaction initiale, la table ronde que j’ai organisée au premier cours portant sur le livre a suscité de l’enthousiasme. À défaut d’être séduit.e.s par l’oeuvre (est-il nécessaire de l’être, de toute façon?), la formule leur plaisait. En mettant leurs idées en commun, il devenait clair qu’ils avaient beaucoup plus compris l’oeuvre qu’ils ne le croyaient, bien qu’ils n’en saisissaient pas forcément les nuances. Par exemple, dès le début du roman, Esther exprime son indifférence et même son dégoût vis-à-vis ce qui devrait être considéré comme une chance inouïe, faire un stage dans un magazine de mode à New York : « Je ne savais pas ce que je venais faire à New York. […] New York était déjà assez moche comme ça. » (p. 13) Plusieurs ne paraissaient pas comprendre ce sentiment (ou ne s’en rappelaient pas), sans doute parce qu’il est inadmissible. Comment, en effet, quiconque pourrait-il ressentir autre chose que de l’excitation en remportant un séjour à New York? Esther ne ressent pas l’émotion que prescrivent les circonstances, et elle en est bien consciente: « J’étais censée être on ne peut plus heureuse./ J’étais censée être jalousée dans toute l’Amérique par des milliers d’autres collégiennes comme moi. » (p. 14) Quelques-un.e.s ont compris que, dès le départ, Esther est déjà dans un état dépressif. Mais de ce début du roman, la plupart des étudiant.e.s ont surtout retenu ce qu’ils considéraient comme de l’envie. Selon eux, Esther serait jalouse des autres lauréates du concours, plus belles et plus riches qu’elle.

Même si elle ne me paraît pas fondée, leur perception révélait quelque chose d’essentiel du roman: la distance entre Esther et ses collègues, une différence reposant d’abord sur leur classe sociale. En effet, les autres filles jouissaient de cette aisance des classes sociales élevées, dont je parlais dans mon texte sur l’essai de Monique LaRue, inaccessible à jamais à Esther malgré les cadeaux qu’elle recevait soudainement. Elle ne manifeste pas de jalousie pour autant. Sa relation avec Doreen, à laquelle je demandais à mes étudiant.e.s de réfléchir, est plutôt fondée sur l’admiration. Aux yeux d’Esther, par son humour, sa confiance et son intelligence vive, Doreen s’élève au-dessus du monde. Or, au contraire de tous les lecteurs craintifs que j’évoquais plus tôt, Esther aime ce qui la dépasse et ce qui l’impressionne, qu’il s’agisse de Doreen ou de Dr Nolan, la psychiatre qui s’occupe d’elle après une première expérience désastreuse avec un autre médecin.

Plus grave encore que la jalousie que les étudiant.e.s voyaient chez Esther, l’attitude antipathique qu’elle manifeste à certains moments les a rebutés. Or, on le sait, peu d’attitudes apparaissent plus inacceptables chez une femme que d’être antipathique. Une femme doit sourire en toutes circonstances, même (et peut-être surtout) les pires. Règle générale, il est vrai que les étudiant.e.s préfèrent les personnages attachants. Mais les antihéros fascinent. Il n’en est pas de même pour les antihéroïnes. (Du reste, quand emploie-t-on l’expression « antihéroïnes »?) Les antihéroïnes, on les déteste et c’est tout. Au même titre que les femmes réelles, les personnages féminins doivent être aimables, aimables en toutes circonstances, même (et surtout) quand le monde les écrase, même quand elles sont en pleine dépression. Évidemment, on n’a pas nécessairement envie de se lier avec quelqu’un qui abandonne au milieu de la nuit son amie inconsciente devant sa porte, comme le fait Esther avec Doreen. Je peux aussi concevoir qu’un personnage qui pose des jugements implacables ou fait des remarques cinglantes ne soit pas au goût de tous, quoiqu’il le soit au mien. Mais en quoi cela fait-il d’Esther un personnage moins riche, moins intéressant et, même, moins attachant? C’est ce que j’aurais dû essayer de montrer à mes étudiant.e.s plutôt que d’expliquer certains de ses gestes par son état dépressif, perspective qui nous a menés sur un terrain que j’aurais préféré éviter, comme je le raconterai plus loin.

Les étudiant.e.s ne partageaient ni mon affection ni ma fascination pour Esther, cela je l’avais déjà compris. Je croyais que cette affection irait un peu de soi; ce ne fut pas le cas. Tous les profs se sont retrouvés dans une situation similaire à celle-là à un moment où à un autre. Je me rappelle ainsi cette fois où un de mes profs de cégep nous avait préparés à la lecture des Rêveries du promeneur solitaire. Il nous avait raconté à quel point la lecture de cette oeuvre au même âge que le nôtre l’avait bouleversé. Il se mettait vraiment à nu en nous parlant ainsi. Je réaliserais un peu plus tard que cette authenticité, à la fois délibérée et un peu inconsciente, n’est pas monnaie courante. Quelques semaines plus tard, nous avons lu ce livre et, si mon souvenir est exact, la réaction avait été unanime parmi mes camarades et moi : nous l’avions détesté. Rousseau nous était insupportable. Loin d’être touchés par la solitude de celui qui se disait désormais seul sur la terre, nous le rejetions à notre tour avec violence. Ce que nous avions appris de la vie de Rousseau n’avait pas aidé. Quel être ignoble! Avoir abandonné ses enfants et mettre sa lâcheté sur le dos d’un idéal d’éducation des enfants ! Que faisait-il dans les Rêveries sinon se plaindre ? Qu’avions-nous à faire de sa souffrance ?

J’imagine sans peine comment avait pu se sentir notre professeur qui nous avait révélé s’être jadis senti très proche de Rousseau. Sans compter qu’il était un jeune enseignant (beaucoup plus que moi, qui ai commencé à enseigner à un âge plus avancé) et que son besoin de recevoir de l’amour de ses étudiant.e.s en échange de son enseignement était très grand. Je crois pouvoir dire sans trop me leurrer que je ne partage pas ce besoin, assurément pas à une telle intensité. Certes, je ne suis pas insensible aux bons mots de mes étudiant.e.s. Mais mon amour pour eux importe davantage pour moi que celui reçu. Je crois que, à cet égard (et sans doute à d’autres), il en est de même pour les enseignant.e.s que pour les parents : leur rôle est de donner sans rien attendre en retour.

Mon expérience s’éloigne aussi de celle de mon enseignant qui s’était reconnu en Rousseau puisque je n’avais pas confié à mes étudiant.e.s m’être sentie près d’Esther. En vérité, je m’en sens aussi près que loin. Je ne peux pourtant nier que j’aime profondément Esther et que la haine envers elle m’atteignait malgré moi, un peu comme si elle avait été dirigée contre une amie chère. Ma tristesse était accentuée par le fait qu’elle me semblait la cible d’une grande injustice. Un peu comme mes camarades de cégep et moi avions jadis condamné Rousseau, mes étudiant.e.s étaient en apparence unanimes : tout ce que fait Esther Greenwood, c’est se plaindre et elle ne fait vraiment rien pour s’aider. Je ne paraphrase pas, je reprends exactement les mots qu’ils ont employés. On aurait dit qu’ils ne ressentaient pas la moindre empathie pour elle. À ce moment aussi, d’une façon que je juge un peu maladroite, je les ai ramené.e.s vers la perspective de la dépression. Je leur ai dit que c’est ce que faisait la dépression : enlever peu à peu les moyens de s’aider et même l’envie de le faire. Je ne m’attendais absolument pas à entendre ces mots : elle ne fait rien pour s’aider. Ça ressemblait aux clichés auxquels les publicités au sujet de la maladie mentale s’attaquent.

Pour contrebalancer cette perception d’Esther comme d’une « fille qui ne s’aide pas », je me suis appuyée pendant le cours suivant sur la vie de Sylvia Plath en m’inspirant du texte magnifique d’Anne Thériault, si important pour comprendre l’écrivaine, « What I wish Everyone Knew About Sylvia Plath ». Si Esther apparaît surtout en chute libre au long du texte, la vie de Sylvia Plath donne un exemple plus évident de combattivité. Sylvia Plath a lutté autant qu’elle a pu, elle a pris tous les moyens qu’elle avait pour tenter de se sauver et, pendant l’hiver le plus froid que l’Angleterre avait connu en cent ans, elle s’est suicidée parce qu’aucun hôpital ne pouvait l’accueillir quoiqu’elle était sur le point de passer à l’acte. Elle est morte parce que ni le monde, ni même l’hôpital n’avait de place pour elle.

Au-delà de mon histoire personnelle et malgré la similarité des reproches qui leur sont adressés, il faut bien sûr préciser que l’histoire d’Esther n’a rien à voir avec celle de Jean-Jacques. La tragédie d’Esther, comme celle de Sylvia Plath, est indissociable des conditions de vie des femmes de son époque. En donnant mes cours sur Sylvia Plath et en écoutant les étudiant.e.s parler, j’ai constaté que, pour plusieurs d’entre eux, ces conditions de vie des femmes pendant les années cinquante demeurent très abstraites. Certes, mes étudiant.e.s disaient que les femmes de l’époque devaient s’occuper de la maison, que leurs possibilités de carrière étaient réduites, etc., ils le savaient, mais j’ai l’impression qu’ils n’étaient pas capables de se représenter ce que ça signifiait concrètement d’être contrainte à demeurer entre les quatre murs de sa maison alors que le monde nous appelle.

Une des seules exceptions était un de mes étudiants qui avait évoqué avec beaucoup d’émotion l’histoire de sa grand-mère qui aurait aimé être artiste mais n’avait pu le faire à cause de son époque. Pour lui, ça voulait dire quelque chose parce qu’il pouvait se représenter la vie des femmes d’une époque pas si lointaine, les rattacher à quelque chose qu’il connaissait et qui le touchait. Mais pour la plupart des autres étudiant.e.s, les conditions des femmes paraissaient abstraites et j’irais même jusqu’à dire, au fond, pas si terribles. Ils ne réalisaient pas, on dirait, que de réduire les femmes à un seul rôle, que de ne pas leur offrir réellement d’autres possibilités signifie rien de moins que de les empêcher de vivre, de les tuer. Or, pour bien saisir la mesure de la souffrance d’Esther, il faut être capable de se représenter la vie des femmes de l’époque. Qui de mieux qu’Esther pour l’expliquer ?

J’ai donc relu avec eux ce passage très intense dans lequel Esther parle de la mère de Buddy Willard, le garçon qu’elle refusera d’épouser, et du sort qui sera réservé à un objet que celle-ci a mis de longues semaines à confectionner :

Lors d’une visite à Buddy, j’avais trouvé Mme Willard tressant un plaid avec des morceaux de laine provenant de vieux costumes de M. Willard. Elle avait passé des semaines sur ce plaid, j’avais admiré les carreaux de tweed, marron, verts et bleus qui composaient le plaid, mais une fois achevé, au lieu de l’accrocher au mur comme je pensais qu’elle allait le faire, elle l’avait jeté par terre pour remplacer le paillasson de la cuisine. En quelques jours il était souillé, terne, et il était impossible de le distinguer d’un paillasson ordinaire acheté pour moins d’un dollar dans n’importe quel Prisunic. (p. 98)

Pour reprendre la distinction établie par Hannah Arendt, on voit ici deux sphères de l’activité humaine, le labeur à laquelle la femme est réduite, et la possibilité d’une oeuvre qui lui est refusée, par cet objet qui sera rabaissé aux fonctions les plus élémentaires plutôt que d’être élevé au statut d’objet artistique qu’auraient pourtant permis sa beauté et le soin que Mme Willard lui avait apporté. Esther relie ensuite cette image du paillasson au destin des femmes dans le cadre du mariage :

Je n’ignorais pas que derrière les roses, les baisers, les soupers au restaurant que les hommes déversent sur une femme avant le mariage, ce qu’ils souhaitent réellement une fois la cérémonie achevée, c’est qu’elle s’écrase sous leurs pieds comme le plaid de la cuisine de Mme Willard. (p. 98)

Elle ajoute un peu plus loin que sa propre mère, à partir de son mariage, « n’avait plus connu une minute de liberté » (p. 98) Pour Esther, c’est ça être une femme à son époque, ai-je répété à mes étudiant-e-s d’un ton enflammé : un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds !

Pour comprendre que ce qu’Esther vit est une tragédie, il faut aussi voir comment tout ce qu’elle est se heurte à son époque. Esther refuse la position qu’on lui a assignée. Elle est révoltée contre l’idée que la femme est réduite à la chasteté jusqu’au mariage tandis que l’homme peut donner libre cours à ses envies. Une des principales quêtes d’Esther dans le roman est de se débarrasser de sa virginité, qui n’est pour elle qu’un désagrément. Elle souhaite surtout par là obtenir un savoir qui lui est refusé. Dans un passage assez étonnant compte tenu de l’époque (le roman est publié en 1963), Esther explique d’une façon très rationnelle le choix de son premier amant, un professeur de mathématiques. J’ai été agréablement surprise de constater que cette attitude d’Esther n’a jamais été condamnée par les étudiant.e.s à quelque moment qui soit. Après tout, notre société s’empresse généralement de condamner toute liberté qu’une femme prend vis-à-vis la sexualité et, quoi qu’on dise du rapport des jeunes à la sexualité, ils font rarement exception à la règle. J’étais donc profondément reconnaissante à mes étudiant.e.s de s’être élevé.e.s au-dessus des préjugés.

Bien que dans sa quête d’un premier amant le désir joue un rôle lointain, Esther est habitée par une multitude de désirs. En fait, Esther, c’est le désir même, un désir plus grand que le monde, qui refuse d’être limité par les contraintes de celui-ci. Dans un des passages qui me collent à la peau, Esther lance à Buddy Willard : « Si c’est être névrosée que de vouloir au même moment deux choses qui s’excluent mutuellement, alors je suis névrosée jusqu’à l’os. Je naviguerai toute ma vie entre deux choses qui s’excluent mutuellement…» (p. 108) La représentation d’Esther comme d’une femme aux désirs illimités traverse la première partie du roman. Jay Cee, la rédactrice en chef du magazine de mode dans lequel Esther fait son stage, un des rares exemples de femme du roman qui a réussi à mener une carrière malgré son époque, dit d’Esther qu’elle « veut tout être à la fois » (p. 115). Le caractère illimité du désir d’Esther m’apparaît aussi central dans le célèbre passage du figuier, qu’on interprète souvent comme une incapacité à faire des choix. Et c’est vrai que c’est ainsi que la parabole du figuier se conclut :

Je voyais ma vie se ramifier sous mes yeux comme le figuier de l’histoire. Au bout de chaque branche, comme une grosse figue violacée, fleurissait un avenir merveilleux. [Elle évoque ensuite plusieurs de ces possibilités.] […] Je me voyais assise sur la fourche d’un figuier, mourant de faim, simplement parce que je ne parvenais pas à choisir quelle figue j’allais manger. Je les voulais toutes, seulement en choisir une signifiait perdre toutes les autres, et assise là, incapable de me décider, les figues commençaient à pourrir, à noircir et une à une elles éclataient entre mes pieds sur le sol. (p. 90)

Il est vrai qu’Esther elle-même condamne son incapacité à choisir, mais le grand coupable, c’est le temps qui fait pourrir les figues les unes après les autres. On pourrait croire que l’erreur d’Esther est de ne pas tenir compte du temps et de son travail de destruction. La vérité est que si Esther tenait compte du temps, du temps dans lequel elle est, il n’y aurait plus qu’une seule figue et c’est elle qui pourrirait avant même d’avoir pu rêver à tous ces possibles. Au départ, les désirs illimités d’Esther sont associés à une grande vitalité. Mais voilà, la tragédie d’Esther, c’est de tout vouloir et de ne rien pouvoir.

J’aurais voulu que mes étudiant.e.s retiennent d’Esther qu’elle est un être aux désirs et aux rêves trop grands pour son époque, qui tente autant qu’elle peut de survivre. Esther est dans un conflit immense avec le monde, et même si elle est presque assurée de sa défaite, elle refuse de renoncer à ses ambitions et rejette ce rôle qu’on lui a assigné. Elle préfère laisser sa peau que de renoncer à ses désirs. Et même si cette résistance d’Esther la fait entrer dans la tragédie, j’y vois une grande source d’espoir puisqu’elle nous force à rechercher une vie à la hauteur de nos rêves. La fin ouverte du roman nous laisse de l’espoir. Il faudrait oublier momentanément la conclusion terrible de la vie de Sylvia Plath pour que nous soit restitué l’espoir que contient la fin du roman.

« N’aie pas peur. » (p. 267)

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2 réflexions sur “La Cloche de détresse de Sylvia Plath

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